Dessin et graphisme

Vaste sujet du moment, la miss s’entraîne énormément avec ses jeux de motricité fine et le résultat se fait sentir  sur le papier !
J’ai bien conscience que la route est longue et sinueuse, et j’essaye de ne pas accentuer sa dyssynchronie.

Pour mes lecteurs qui ne connaissent pas, la dyssynchronie peut s’exprimer à travers un décalage entre:

-intelligence et psychomotricité

-intelligence et affectivité

Je parle du premier couple dans cet article. Un enfant qui peut compter dénombrer jusqu’à 100 mais n’arrive pas à écrire les chiffres correctement, ou un enfant qui sait lire mais pas écrire… cela peut être assez dérangeant et frustrant pour lui, au quotidien.

Une petite photo, pour vous illustrer chronologiquement l’évolution du « bonhomme » chez ma fille depuis le mois d’août:

evolution du bonhomme.png

Nous avons longtemps pratiqué le dessin libre, je vous met une citation d’un ouvrage de Elise Freinet:
« Le dessin libre
Le dessin, d’enfant n’est pas à mesure du pédagogue

Il est à la mesure de l’âme enfantine

On a écrit beaucoup sur le dessin d’enfants.
On n’y a jamais compris grand’chose.
Des psychologues, des pédagogues, des psychiatres ont réuni dans leurs cartons des documents impressionnants ; ils les ont étalés sur leur table, et se frappant le front, ils ont dit :
 » Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
“ Est-ce que la psychologie n’y trouverait pas son compte ?
(…)
– Attention ! Dit le névropathe, voici un chien qui a la tête d’un homme et un homme qui a des pieds de chien, c’est du domaine du délire ! Recherchez les antécédents du petit garçon !
Et tout le monde tremble devant tant de mystères et on ouvre les livres de spécialistes et l’on dit :
– Je crois que j’ai un eu compris. Donnez-moi des dessins d’enfants que je regarde ! Mais oui, en effet : Voilà une ligne droite et, tout près, une ligne ronde… , ah ! Mais c’est grave ! Qui m’aurait dit ça de ce petit enfant ! … Il faudra que je le dise à sa mère ! J’éviterai un malheur ! … ».

Et un chouette extrait d’un article de son mari, Célestin Freinet ici.

Cependant, je commence à travailler avec quelques ouvrages que je trouve superbes,  nous les feuilletons comme des livres classiques et l’avantage des deuxièmes, est que les feuilles sont détachables si elle veut y apposer sa marque.

Quelques photos de ce magnifique ouvrage, d’Hervé Tullet, en action:

Ou ceux là, que je trouve d’occasion ou sur Amazon dans d’autres collections

 

Ne vous fiez pas au titre, nous ne les utilisons pas en « coloriage », je laisse le soin à ma fille de s’approprier les livres (voir le 5ème bonhomme en dessin, qui est fait sur une feuille du cahier de coloriages cubisme…).

Le graphisme suit de lui-même, nous avons eu les premières croix, puis les carrés, ronds et boucles… nous nous entraînerons bientôt à dessiner l’alphabet lorsque son geste sera plus précis. Chaque chose en son temps.

Si au niveau du matériel je suis plutôt très diverse, je la laisse écrire avec ce qu’elle veut, bâtons, doigts, pinceaux, feutres, crayons… j’ai quand même rajouté dans mon matériel ces crayons (qui ont le mérite de régler les problèmes de positionnement des doigts) et des critériums (la mine casse si la miss appuie trop fort), mais je la laisse choisir ce qu’elle veut utiliser. Elle a un fort attrait pour les feutres marqueurs effaçables (de tableaux).

 

Vous en avez pour droitier ou gaucher, crayon de papier ou couleurs… je n’ai pas vraiment fait attention pour le moment, car ma fille utilise encore les deux mains, voir les deux en même temps pour dessiner…

Je viens également d’offrir à ma fille, ce joli set de pochoirs à utiliser ou non avec son tapis de peinture à l’eau qu’elle adore (Amazon me signale que je l’ai acheté en juillet 2016 et 1 an et demi après, elle s’en sert encore quotidiennement). Si vous nous suivez sur instagram, vous devez être habitué à le voir en story.

    

 

 

Prochaine étape donc pour nous les tracés de lettres que j’espère voir arriver spontanément.
Je vous laisse avec un lien, celui du livre de Célestin Freinet, « La méthode naturelle, l’apprentissage de l’écriture », que vous pouvez consulter gratuitement ici.

C’est un ouvrage que je suis entrain de lire actuellement et dont j’essaye de m’inspirer pour le futur, sachant que j’ai encore pas mal de choses à revoir.
Un gros besoin de lâcher prise face aux rayons débordant de méthode et matériel de graphisme quand on aborde l’alphabet.

J’essaye toujours de rester au plus proche du dessin libre, vu que j’ai la preuve quand je vois son évolution du dessin du bonhomme, que c’est la meilleure chose à faire. Cependant, je prends quelques libertés.

J’essaye également de lire énormément, Pédagogie Freinet, Montessori ou plus récent méthode Dumont… j’aurai l’occasion de vous faire un prochain article sur les tracés de lettres si oui ou non j’ai changé mon fusil d’épaule et si on arrive (ou non) à réduire cette dyssynchronie.

3 réflexions sur “Dessin et graphisme

  1. Ah pas évident le graphisme. Et puis, il faut qu’ils aient envie. Ma fille a toujours adoré dessiné et écrire et le fait très très bien… POur mon fils de 4 ans, c’est plus compliqué, il maitrise plutôt bien mais cela ne l’intéresse pas du tout… Et clairement, l’écriture et le graphisme sans entrainement c’est compliqué ! Tu as tenté les dessins dans du sucre ou de la semoule extra fine ? C’est ce qui a le plus aidé mon fils !

    belle journée

    Virginie

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